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Écrit par pierre-charles aubrit saint pol   
Jeudi, 26 Février 2009 00:00

 

  ETRE PERE UNE FOIS

POUR TOUJOURS …

 

 

SAINT JOSEPH

 

Je viens de recevoir un courriel d’un ami avec pour présentation ces mots : « c’est tellement, tellement beau… ! »

C’est l’histoire d’un enfant qui demande à son papa de bien vouloir courir avec lui le marathon. Cette histoire authentique, reçue à la veille du 1er mars, mois consacré au culte de Saint Joseph, chaste époux de Marie et père nourricier de Jésus, me donne l’occasion d’une réflexion sur la mission du père.

Quel que soit le nombre d’enfants, on est une fois père pour toujours, pour l’éternité. On est père de et dans la paternité de Dieu le Père.

En décidant de répondre à notre vocation du mariage, nous incluons, en entrant dans ce dessin de Dieu, le souhait, le désir d’être père, car engendrer est de l’ordre de l’amour conjugal. En effet, l’amour entre les époux est ordonné à l’engendrement, est ordonné à l’ordre de Dieu : « Fructifiez, et répandez-vous sur toute la surface de la terre. » Si pour engendrer, nous avons besoin de passer par le rapport sexuel, ce n’est pas la relation sexuelle en ce qu’elle est qui est ordonnée à la procréation. Non, l’acte sexuel légitime est ordonné à l’union des corps, à la concrétisation du sacrement du mariage qui scelle l’union des corps, union indissoluble : « Ils ne feront qu’un seul corps ». Mais c’est bien l’union d’amour des deux cœurs dans le couple qui est ordonnée à la procréation, au don de la vie ; c’est si vrai, que l’on peut favoriser la vie et engendrer une relation filiale  en adoptant un enfant… C’est donc bien l’amour qui engendre et qui est premier dans la relation sexuelle.

Nous voici donc père un jour pour toujours !

Nos enfants passent souvent par des sentiments envers nous papas, sous le mode déroutant du flux et reflux. Il nous arrive, par leur attitude involontaire très souvent, qu’ils nous fassent passer par des déserts affectifs dont ils ne mesurent pas l’étendue. C’est la loi de la nature, car ils se forgent leur destin qui les pousse à nous quitter. Etre père, plus peut-être qu’être mère, c’est engendrer non pour soi mais pour l’enfant exclusivement. Que de fautes de jugement nous pouvons parfois commettre parce que notre regard est trop possessif : nous sommes tentés d’orgueil, nous voulons un fils à notre image ! Quand bien même si nous nous gourmandons de cette tentation.

Non, à l’exemple de ce que vous allez voir, un père n’est pas premier dans la vie, c’est son enfant qu’il est ! Et malheur à nous si nous tardons trop à le comprendre. Nous ne pouvons que les pousser et avec discrétion ; nous ne pouvons que projeter nos lumières au devant de leur pas en restant derrière eux ou à côté, jamais devant eux. De même que Dieu le Père offrit son Fils à sa justice, mais aussi au dont de la vie pour le monde, de même nous pères devons offrir nos enfants, surtout nos fils,  à la vie et rendre grâce de cette possibilité. Ce n’est pas simple. Il nous faut trop souvent aimer sans le montrer. Humainement, qui peut imaginer que derrière la Passion de Jésus se dissimule l’amour infini du Père ! Cela nous est impossible. Il nous faut l’assistance de l’Esprit Saint, par le sacrement du baptême, pour l’envisager et plus tard contempler un tel mystère. 

Etre père un jour pour toujours ! C’est l’école la plus juste, la plus héroïque de la pauvreté, et de la pauvreté à la sainteté. Si nous ne nous laissons pas désapproprier de nous-mêmes par nos enfants, alors nous risquons de nous entendre dire par Dieu le Père : « tu n’as pas voulu engendré, tu n’as pas donné ! »

En ce mois de Saint Joseph qui s’ouvre à nous, demandons-lui la grâce de toujours engendrer, de toujours donner, de toujours nous effacer.

Etre père un jour pour toujours ! « C’est tellement, tellement beau… !  Il faut le regarder. » " Papa ! Mon fils ! "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

UN APPEL IMPORTANT DE Mgr CATTENOZ

 

Attention à l’occultisme !... ici

 

Il y a quelques mois de cela, j’ai été amené à traiter de ce sujet que l’on peut trouver.

La mise en garde récente de Mgr l’archevêque d’Avignon me donne l’opportunité d’un rappel. Je peux en parler aisément, car je me laissais attirer par ces univers sombres et appétissants, surtout lorsqu’on se trouve dans un grand désarroi.

Monseigneur a tout à fait raison de dénoncer ces attraits dangereux et d’en énumérer les effets catastrophiques. Se laisser capter par la séduction de ces univers occultes répond au besoin d’être rassuré sur le présent et l’avenir, ce qui crée une appétence qui aboutit à une addiction profondément destructrice de la personne. Mais il y a aussi un autre danger et pas des moindres, qui consiste  insidieusement à nourrir un orgueil toujours près à se gonfler.

L’attrait de l’occultisme sous-tend le besoin d’être important, d’acquérir une singularité en vue d’un gonflement de son moi. On se crée un personnage qui vous donne le sentiment d’exister avec ce rien de satisfaisant, et on se laisse gagner par le sentiment de supériorité : être un initié. On devient sujet du personnage que l’on se construit, et on subit une certaine déshumanisation de notre être, notre charité s’éteint. Dans certains cas particulièrement graves, on en vient  à ne plus aimer et haïr son entourage affectif immédiat. Il est tout à fait possible de diagnostiquer des déséquilibres mentaux qui peuvent être le signe d’une infestation, voir une possession, ces déséquilibres peuvent être irréversibles. Il y a un fait peut connu et qui mérite d’être étudier du point de vue dogmatique et avec des applications pastorales, il s’agit des liens du sang. Une mère, un père se lancent dans ces univers et se mettent à la pratique du spiritisme, de la magie que certains distinguent entre blanche et noire, un mensonge inspiré et une réelle ânerie. Les conséquences ne portent jamais seulement sur l’auteur de ces démarches condamnables, mais se portent également sur les enfants qui n’y peuvent rien, à cause de la loi du sang. Ils peuvent être infestés ou possédés et cela sur plusieurs générations.

L’exposé de Mgr est juste, mais je regrette qu’il n’ait pas fait l’exposé des causes : il faut en tout premier lieu mettre l’accent sur une pastorale horizontale, identifier les forces qui ont inspiré l’abandon progressif des grands maîtres spirituels qu’on a cru à tort n’être à la porté que des vocations religieuses et encore contemplatives.

Les orientations pastorales à venir devront nécessairement être inspirées par la nécessité de favoriser la vie d’union à Dieu. Il faut dès à présent réfléchir à la mise en œuvre d’une réforme pédagogique non pas seulement la doctrine, mais également les mystères de la foi qui sont vie et dans lesquels, il faut attirer les âmes. Il ne faut pas simplement dire de prier, il faut encore enseigner comment prier et pourquoi ; dire simplement qu’il faut prier pour maintenir la grâce en son âme n’est pas faut, mais reste une réponse très pauvre et inadaptée aux besoins de notre époque. Peut-être serait-il profitable d’utiliser la symbolique chrétienne pour facilité la vie intérieure et la mettre en cohérence sensible avec la vie intellectuelle. Le sacrement de la confirmation doit devenir le palier pédagogique objectif pour tous ceux qui veulent s’épanouir dans la foi indépendamment des vocations singulières.

Il faut former des laïcs à l’enseignement de la vie spirituelle qui n’est pas l’exclusivité du prêtre. Un moine non prêtre peut être un bon guide spirituel, des laïcs peuvent l’être également. Il faut abattre les présupposés et les conservatismes stériles. 

Il ne suffit pas d’enseigner qu’il ne faut pas pécher, il faut dire pourquoi, qu’elles sont les conséquences immédiates et avenir du péché. Comment faire découvrir le chemin de la sainteté, peut-être en commençant par éveiller le sujet aux dispositions naturelles et surnaturelles de la grâce en lui.

La vie chrétienne est une longue initiation qui ne s’accomplit qu’en Dieu, mais l’homme reste l’homme, il a besoin de signes sensibles, d’étapes, d’un cadre fraternel porteur… Il faut tout repenser y compris la vie intellectuelle… Pierre-Charles Aubrit saint Pol

 

 

 

Mis à jour le Jeudi, 26 Février 2009 19:50
 
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