

| La societe |
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| Écrit par Pierre-Charles Aubrit Saint Pol |
| Mercredi, 22 Avril 2009 00:00 |
![]() Lettre ouverte à
Monsieur le premier ministre, Madame le ministre de la culture et de la communication, Monsieur le Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, Monsieur le Président du service public de France télévision, Monsieur le Président du service public de Radio France, Mesdames et Messieurs les directeurs des services publics de l’audiovisuel, Mesdames et Messieurs les animateurs et journalistes du service public de l’audiovisuel, Mesdames et Messieurs les téléspectateurs,
Sa Sainteté le pape Benoît XVI, lors de son voyage pastoral sur le continent africain, accorda un entretien aux journalistes dans l’avion au cours duquel, elle rappela les principes naturels du droit moral et de la loi morale avec le passage suivant : « Je dirais qu'on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec de l’argent, pourtant nécessaire. Si on n'y met pas l'âme, si les Africains n'aident pas [en engageant leur responsabilité personnelle], on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, ils augmentent le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement: le premier, une humanisation de la sexualité, c'est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l'un envers l'autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. Tels sont les facteurs qui aident et qui conduisent à des progrès visibles. Je dirais donc cette double force de renouveler l'homme intérieurement, de donner une force spirituelle et humaine pour un juste comportement à l'égard de son propre corps et de celui de l'autre, et cette capacité de souffrir avec ceux qui souffrent, de rester présents dans les situations d'épreuve. Il me semble que c'est la juste réponse, et c'est ce que fait l'Eglise, offrant ainsi une contribution très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui le font. »
Les médias français se sont alors lancés dans une campagne de désinformation sans équivalent, n’hésitant pas à mutiler la réponse de Benoît XVI. Ils l’ont fait avec l’intention délibérée de le discréditer ainsi que l’Eglise catholique. Ils usèrent de procédés honteux parmi lesquels, on put constater, stupéfaits, la conjonction d’une indigence intellectuelle et morale digne des méthodes communistes et autres fascismes. A aucun moment, ces dépravés de l’information ou de l’animation médiatique n’ont marqué le moindre respect, ni la moindre retenue pour les français de confession catholique, ni envers tout autre citoyen conscient de la malfaisance de cette campagne. Celle-ci est allée si loin dans l’intention malhonnête qu’aucune chaîne de télévision, ni aucune station radiophonique du service public n’a cru nécessaire d’organiser un débat contradictoire sur le sujet. Aucun d’entre eux n’a fait mention que l’Eglise Catholique participe à la hauteur d’un quart du budget mondial dans l’aide apportée à la recherche et aux soins pour les malades du sida. Ce qui fait d’elle, en pourcentage, le plus grand contributeur.
Les agents de ces services publics de l’information et de l’animation ont pris sur eux, obéissant pour certains à des sociétés secrètes antichrétiennes dépourvues d’honneur, d’entreprendre une campagne partisane qui les désignait d’office en agents crypto-politiques. Ils s’y sont engagés dans le plus grand mépris de la déontologie de leur profession s’enlevant immédiatement toute légitimité à exercer dans le service public. Nous sommes en droit de nous interroger sur la réalité de leur liberté professionnelle ; combien d’entre-eux sont-ils à l’ordre ?
Dimanche 19, dans l’émission « Vivement Dimanche » sur France 2, chaîne du service public, Mr. Drucker, sans aucun lien de continuité avec ce qu’il disait précédemment, relança la polémique sur le préservatif. Il fit cette relance avec une telle mauvaise foi d’à-propos que la manipulation était évidente. Il était clair qu’il recherchait à s’imposer dans l’intention des initiateurs de cette indigne polémique. Ce Monsieur a définitivement terni cette émission, a confirmé le caractère organisé de cette campagne de dénigrement. Ce Monsieur a entaché son honneur. Il s’est transformé en facteur propagandiste de l’idéologie ambiante : l’humanisme athée, génocidaire et imbécile.
La France, dans cette affaire, n’aura brillé que par ses insuffisances d’intégrité intellectuelle, morale et par la résurgence de cette laïcité pathologique, enfantine autant qu’infantilisante et toujours disposée à la cruauté.
Quelle est donc cette démocratie si peu capable d’une haute tenue intellectuelle et morale ? Comment peut-on oser donner des leçons à d’autres nations, alors que chez soi, on est incapable d’instaurer de véritables débats de société dans le plus profond respect des personnes ? Comment ce peuple peut-il admettre que son service public d’information soit si peu soucieux du respect de la vérité et de la personne ?
L’une des grandes et urgentes réformes, c’est celle qui concerne l’audiovisuel du service public : les espaces médiatiques doivent devenir d’authentiques lieux de débats intellectuels. Ils doivent devenir des agoras, des places réellement libres, accueillant sans réserve tous les sujets de société, laissant à chaque débatteur le soin de présenter sa position et en disputer le bien fondé. Mais pour une telle réforme, il faudrait un gouvernement nourri d’une doctrine authentiquement humaniste et non pas ce pragmatisme aérien…
Le service public audiovisuel se révèle être le dernier lieu de toutes les idéologies tragiques qui n’ont d’autre parfum que celui du sang, du mensonge, du déshonneur et de l’indignité…
Parce que j’aime mon pays, le peuple auquel j’appartiens, je dis ici toute ma tristesse, me douleur et ma honte devant ce constat de décadence, d’effondrement, de veulerie… France, France que fais-tu de ton âme ? ![]() L’IVG, la souche du déclin du monde et singulièrement de la France !« Plus on est démocrate, plus il faudrait être chrétien ; car le culte fervent et pratique du Dieu fait homme est le contrepoids indispensable de cette tendance perpétuelle de la démocratie à constituer le culte de l’homme se croyant Dieu […] L’apothéose de la raison souveraine du peuple souverain, ce poison inhérent au développement de la démocratie moderne, ne rencontre d’antidote que dans la foi et l’humilité du chrétien. » (Montalembert, L’Eglise libre dans l’Etat libre.)
Mr. Laulan, fondateur de l’Institut Géopolitique des populations, vient de commettre un livre qui paraîtra en janvier prochain : Le Couple Giscard-Chirac de 1974-1976. Il part du postulat que la loi Veil serait la cause du déclin de la France : « il ne faut pas chercher ailleurs le germe de tous les problèmes dans lesquels se débat la France depuis cette date, que ce soit en matière de vieillissement de la population et donc de financement des retraites et des dépenses de santé, bien entendu, ce qui en est le corollaire, d’immigration et d’intégration. » (Salon Beige) Je ne peux juger du livre, il est sans doute très intéressant du point de vue scientifique, et l’on comprend sans peine les incidences sociales, économiques. Mais c’est voir le problème par un angle bien étroit que de partir de ce postulat. Ce que l’on attend, c’est une étude approfondie sur les effets moraux, spirituels, comportementaux de la société depuis la loi Neuwirth. ici La loi Veil ici n’est certainement pas la cause de la décadence de la France, mais bien plutôt l’un des fruits de cette lente et maintenant inexorable décadence. C’est dans les sillons de l’humanisme de la Renaissance que l’on doit identifier les ferments de l’humanisme athée et matérialiste d'aujourd'hui. Une lente évolution qui s'accéléra dans la culture révolutionnaire du 18ème siècle. La dépénalisation de l'avortement est une sorte de sceau qui scelle la révolte de l’homme contre sa condition, ce qui est quelque par la réponse de Dieu au désir absurde qu’a l’homme de se prendre pour seule mesure de lui-même. La loi Veil est certainement un accélérateur de cette décadence qui contribue à un effondrement métaphysique, une occultation du sens moral de l’être et de la personne ; cet ensemble, associé à une culture de mort savamment orchestrée, tend à aboutir à l’effacement progressif de Dieu dans la mémoire de l’homme, et en conséquence seconde, favorise le recul quant à la compréhension de l’homme, à son accueil intégral. Il faut très vite qu’un collectif de spécialistes étudient, si ce n’est déjà fait, mais alors qu’ils en publient les résultats, les effets sociologiques des lois Neuwirth et Veil. On a besoin de ces études. Tout ce que j’en sais aujourd’hui, c’est que tous ceux qui se sont proposés à la rédaction d’une thèse sur ces sujets, en ont été découragés, parfois ont subi des pressions menaçantes quant à leur avenir professionnel et souvent par leur directeur de thèse. Il faut que se recréent les cercles intellectuels indépendants et rigoureux à seule fin de faire éclater les dictatures des bien-pensants et du politiquement correct. Il faut retrouver la liberté de l’esprit au service de la vérité. Ce site, à cette fin, leur ouvre son espace. Pierre-Charles Aubrit Saint Pol
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| Mis à jour le Jeudi, 23 Avril 2009 14:52 |

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