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UN CAREME CHARGE D'INTENTIONS...
« Un chrétien, un catholique n'est pas un sous-citoyen, les médias
devraient s'en convaincre... »
Le Carême est une période liturgique de l'intériorité qui rappelle au chrétien qu'il est engagé sur la voie de la sainteté « Soyez saints comme votre Père des Cieux. » Ce conseil évangélique donne sens et substance à notre engagement baptismal : si nous voulons devenir semblables à Dieu, il nous faut tendre à la sainteté...
Etrangement, l'exigence à la sainteté, condition nécessaire pour voir Dieu tel qu'il est, est étroitement liée à la promesse de libération, celle du péché que symbolise l'Egypte... La libération est signifiée par le passage de la Mer Rouge ; la sainteté est la volonté de passer d'un état à un autre. Cette volonté engage pleinement notre liberté de conscience et en conséquence exalte l'usage de notre libre arbitre. « Cette liberté ontologique est illustrée par le dialogue que Dieu établit avec Caïn. » Bien sûr, rien de tout cela ne peut aboutir sans la grâce de Dieu. Notre liberté réelle, substantielle qui habite tout l'homme, est conditionnée non seulement à notre foi en Dieu, mais à notre bonne volonté à le suivre dans toutes ses exigences et implications. Ainsi, scandaleusement, Dieu nous demande une obéissance librement consentie. La sainteté est le chemin de la révolution de l'amour pour atteindre la libération si tangible que nous en venions à devenir semblables à Dieu qui est l'être libre par excellence.
Dans la vie des saints, il est rare de trouver de manière explicite, l'expression : « je veux devenir saint », sauf chez de très jeunes saints comme Dominique Savio qui s'en corrigera. Sainte Thérèse d'Avila dira et écrira « Je veux voir Dieu », Thérèse de Lisieux dira : « Ma mère, je serai l'amour ! » « Je veux être saint », c'est à peine si on ose se le murmurer, car nous le savons bien, il n'est qu'un Saint, Dieu. C'est un défi que l'homme le plus juste ne peut relever seul, il lui faut la compagnie, l'amitié de Dieu et celle des hommes ; même pour le cénobite, il ne quitte le monde qu'en prenant bien soin de demeurer dans la communion des saints. Et pourtant, il n'y a pas à y revenir, nous devons devenir des saints, car notre vocation de prédestinés, c'est de devenir semblable à Dieu.
La vocation religieuse, sacerdotale, celle de laïc consacré, balise des chemins de sainteté ; la sainteté semble pour eux d'un accès plus visible, plus 'facile'. Les structures auxquelles ils adhérent les aident, mais pour le simple laïc c'est apparemment bien plus difficile. Le simple baptisé ignore la plupart du temps que l'appel à la sainteté s'adresse à tous les baptisés quelle que soit la vocation. C'est la raison pour laquelle, il n'est pas rare d'entendre un laïc affirmer que la sainteté est du seul domaine des âmes consacrées, que ce ne peut être pour lui, car il est occupé, cerné par le monde. S'il n'est que laïc, c'est de la volonté de Dieu et donc, sa sainteté est à la charge des consacrés... Il n'a pas le temps de s'en préoccuper. Si le laïc pense ainsi, c'est par ignorance du contenu doctrinal de sa foi, une indigence quant à la compréhension des fins dernières qu'on a cessé d'enseigner dans les séminaires et qu'il est très rare d'entendre ce sujet dans les prêches. L'exposition des fins dernières est une nécessité doctrinale, une substance intellectuelle d'autant plus utile qu'elle fait partie intégrante de la Révélation. De l'avoir négligée aura contribué à la laïcisation à outrance du monde et à la montée des sectes toutes extrêmement dangereuses.
Il est difficile pour le laïc de trouver ses repères pour rejoindre Dieu. S'efforcer de ne pas pécher, de ne pas faire le mal, faire ses différents devoirs d'état, assister à la messe dominicale, lui parait suffisant. Il n'a pas tort ! mais faut-il encore qu'il laisse Dieu résider au cœur de toute sa vie y compris dans les actes les plus serviles. Comment y parvenir ? en orientant d'intention tout ce que l'on fait y compris notre repos et le fait, très utile, de savoir ne rien faire vers Jésus en passant par Marie. Cette attitude de l'esprit et du cœur est indispensable pour réaliser, dès ici-bas, la vie d'union à Jésus. On peut se trouver 10 minutes dans la journée pour pratiquer l'oraison silencieuse... Comprenons que tout ce que l'on fait se réalise sous la permanence du regard de Dieu... Tout ce que nous sommes et ne sommes pas ; tout ce que nous avons et ce que nous n'avons pas est de la main bénie de Dieu, pourquoi donc ne pas faire résolument de notre vie une action de grâce ? Si dans l'union de notre esprit et de notre cœur nous assimilons pleinement cette donnée, alors tout ce que nous faisons est tout ouvert et tout offert à Dieu... Nous devenons offrande !
De nos jours, pour nous laïcs, la voie de sanctification est multiforme, en ce sens que l'appréhension du devoir d'état se modifie rapidement avec l'âge et la mutation des charges du monde. Un homme de 20 ans n'a pas les mêmes devoirs d'état que celui de 40 ans ni celui de 60 ans. Mais à ceci s'ajoute, pour tout baptisé, quelle que soit sa vocation, l'obligation de témoigner de sa foi, de son espérance, de sa charité... Ce témoignage doit sortir de la vocation spécifique à l'exemple du mariage, puis de la parentalité avec tout ce qui incombe, mais est-ce suffisant ? N'y a-t-il pas à partir de la vocation d'origine un appel, une nécessité de charité à aller plus avant dans la démarche du témoignage ? Les Pères du Saint Concile Vatican II l'ont spécifiquement enseigné, la place du laïc dans l'Eglise n'est pas moindre que celle des consacrés, mais pour autant, il ne doit pas y avoir de confusion, chacun à sa place. Les évolutions tragiques du monde obligent le Magistère à redéfinir le rôle de chacun et sa charge. La laïcisation outrancière de notre époque criminogène rend un éminent service à l'Eglise, elle est obligée de se réorganiser et de retenir enfin chacun dans sa place, chacun dans le plan de Dieu selon les dispositions de sa Providence. Il est de bon sens que le prêtre dans la cité ne peut être surexposé au monde, à ses esprits. Il doit s'entourer de laïcs bien formés qui, avec leurs talents répondront de leur foi, de leur espérance et de leur charité en l'Eglise.
Le retour d'un certain néo-paganisme, la sécularisation à outrance qu'accompagne la désacralisation de la vie, les atteintes sournoises et combien dangereuses contre la dignité de l'homme et ses libertés fondamentales, les censures politico-culturelles non-dites et si redoutables, la dictature perverse des médias sont des sollicitations à témoigner que Dieu porte à l'homme un amour sans limites. Ces nécessités supérieures de l'esprit sont autant de champs que nous devons investir au nom de la charité. Ce sont aussi des occasions de nous sanctifier, car notre témoignage nous oblige à éradiquer nos égoïsmes. Il nous faut prendre des risques d'incompréhension, de rejet social plus que professionnel, de rejet familial. Selon les dons de Dieu, nous ne pouvons nous taire, nous devons être autant de lumières que nécessaire dans une nuit des intelligences que semble disposer la Providence à cause de nos orgueils. Serions-nous refoulés dans les déserts que nous devrions témoigner aux sables, aux vents... Nous devons le faire pour celui qui nous est le plus éloigné, le plus opposé, car in fine, notre attitude pourra lui-être une lumière à l'ultime choix de son éternité. Ne nous y trompons pas, ces nécessités d'urgente charité sont des voies légitimes et nobles pour accomplir notre chemin de sainteté.
Devons-nous nous taire et observer le plongeon d'une jeunesse désespérée, qui ne sait plus où trouver de l'amour et un réel respect ?
Devons-nous nous taire en présence d'une crise économique qui multiplie les injustices, les détresses ?
Devons-nous nous taire, témoins du renversement de la loi morale et du droit moral naturels ?
Devons-nous nous taire en présence de tentatives hégémoniques culturelles et religieuses qui nient la notion même de personne, qui rejette l'idée de la liberté de conscience et l'usage du libre arbitre ?
Devons-nous nous taire quand on insulte le successeur de Pierre, quand on nous offense dans nos symboles les plus éminents par des esprits qui voudraient normaliser un choix de vie contraire à la loi morale ?
Et si le chemin de la sainteté de nos jours était balisé par la nécessité de dire : « non » comme aux temps de la Rome antique ?
En 2009, lors de la visite apostolique de Benoît XVI en Afrique, l'Occident, avec la France en tête, monta en épingle l'un de ses enseignements sur la morale de la vie. Des journalistes visiblement manipulateurs, des animateurs de télévision, et pas des moindres, se transformèrent en agents politiques, renouant sans retenue avec les pires régimes totalitaires. Des personnalités comme Michel Drucker y perdirent tout honneur, tout respect tant leur comportement fut odieux et déshonnête. Durant toute cette campagne honteuse, il n'y eut guère de place pour les catholiques d'exprimer leur solidarité avec le Saint Père ni de possibilités d'expliquer l'enseignement de l'Eglise ; jusqu'à encore récemment, le sieur Geluck insultant le pape !
Et bien, puisqu'à l'évidence les médias sont si peu soucieux d'esprit démocratique, si peu soucieux du respect de l'autre, nous allons prendre notre place.
Dans les années 80, Jean-François Kahn lançait un cri d'alarme : « Attention, les intellectuels catholiques reviennent ! » Il semble qu'il se soit trompé d'une vingtaine d'années, du moins pour la France. S'il y avait un retour de nos intellectuels, ils se faisaient bien discrets à l'époque. Ce n'est plus le cas maintenant ! Oui, Monsieur Kahn ! nous sommes là et nous allons nous faire entendre.
On ne peut pas taper sur un juif, on ne peut pas taper sur un musulman, mais rien n'interdit de taper sur un chrétien... Et bien, Messieurs et Dames, certes nous vous tendrons l'autre joue, mais soyez assurés que nous vous rendrons coup pour coup. Nous ne vous lancerons pas de fatwa, mais s'il le faut, nous vous serons un cauchemar... Les politiques et intellectuels s'indignent de la dégradation d'une synagogue, d'une mosquée, mais comme ils se taisent quand il s'agit d'une église, d'un cimetière catholique ! Esprits à vendre ! Vous pissez sur le socle qui soutient encore les lambeaux de notre civilisation, de notre culture... Nous ne cesserons de vous dire Non.
Dans la cité, il n'y a pas, il ne devrait pas y avoir de sujets interdits parce qu'on a décidé qu'ils n'étaient pas politiquement corrects... En droit naturel, il n'y a aucun domaine, aucun sujet qui puisse être exclu, interdit à l'étude, à l'observation, à l'analyse... La vie intellectuelle ne souffre d'aucun interdit et encore bien moins pour un intellectuel chrétien. Il est de son devoir, selon ses moyens, de ne négliger rien de l'acte humain, car tout intellectuel est ordonné à la vérité. Il se doit de la servir, s'il veut guider le pas de ses semblables et les aider à affermir leur liberté. En ce sens, oui ! nous, catholiques intellectuels, sommes, pour les esprits du monde, un vrai cauchemar.
J'ai programmé les sujets suivants :
1- Identité du chrétien
2- De la réforme de la justice.
3 - De la réforme des lois de bioéthique
4 - De la famille et les lois touchant à l'autorité et l'identité parentale
5 - De la délinquance et le rôle collatéral de la dépénalisation de l'avortement
Je suis ouvert à tout autre sujet que l'on voudra bien me proposer.
La voie de la sanctification passe aussi par l'engagement dans la cité.
VOUS POUVEZ LIRE MON DERNIER LIVRE LE SACRE CŒUR DE JESUS 1er N° DES CAHIERS DE L'ALLIANCE (ici)
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